Arte consacrera sa soirée du 30 août au cinéma de Hong Kong. Un documentaire sur Doyle, chef op givré et génial, sera projeté vers 22:20. Petit avant-goût:
Merci à Jean-Marc Ferrière, chef op globetrotter, pour cette info ;-)
Un petit film à la gloire de Lubezki, le chef op de Children of Men. Il a sans doute été produit pour attirer l'attention des membres de l'Academy à l'heure du vote pour les Oscars. Mais ça nous remet dans l'ambiance du film, et ça donne envie d'acheter le DVD, non?
En bref Éclairer des machines aux surfaces convexes brillantes exige un contrôle millimétrique des diffuseurs — leur forme, leur taille et leur intensité déterminent chaque reflet. Sur ce plateau, deux sets parallèles équipés de Fresnels de 300 à 5 000 W, de Kinoflos, de Chimeras et de cadres de diffusion allant du 1x1 m au 6x6 m.
Après le loueur, le plateau. Comme les machines sont dotées de surfaces convexes brillantes, la forme, la taille et l'intensité lumineuse des diffuseurs qui les entourent sont des facteurs primordiaux. Sources utilisées: Fresnels 300, 650, 1000, 2000, 5000 Kinoflos 2 et 4 tubes Projecteurs à découpe DP de Panavision (en test, mais je préfère les dedolights) Diff et black-outs: - cadres 1x1m, 1x2m, 2x2, 4x4, 6x6 - chimeras
Voici quelques photos qui vous montrent le déploiement du matériel sur le plateau. Pour aller plus vite, nous avions équipé deux plateaux parallèles. Activez le diaporama pour profiter des photos:
En bref Pour un spot publicitaire premium en low key, le choix du tungstène s'impose : des sources de 300 W à 5 kW permettent des accents lumineux d'une précision chirurgicale sur de toutes petites surfaces. Visite guidée chez un loueur genevois — gélatines Rosco et Lee, wind-ups, babys — où se joue le premier acte de tout éclairage de cinéma.
Je viens de terminer un nouveau spot pour une marque de machines à café "premium", ce qui implique un certain soin à l'image, le respect de l'identité de la marque, de la couleur exacte des machines et bien évidemment une certaine fidélité au storyboard. Cette fois le spot évolue dans un style "low key", c'est-à-dire contrasté, avec une prépondérance de valeurs sombres. Pour des questions de finesse de réglage, j'ai opté pour une liste "tungstène". Elle permet d'utiliser de petites sources qui donnent des accents très précis sur de toutes petites surfaces. C'est plus délicat en HMI, même si les fibres optiques auraient constitué une solution viable. Tout commence donc par une liste lumière "idéale", établie avec le chef électro, et confrontée à la disponibilité réelle du matériel chez le loueur. Je vous propose donc une petite visite chez un loueur de Genève, Action Light. J'ai fabriqué un album photo légendé pour vous guider dans les allées. Lancez le Diaporama pour en profiter:
Deux petits films pour vous montrer ce que des photos seraient incapables de décrire:
Les supports
Bien lourds, bien encombrants mais bien pratiques. Il y en a de toutes les tailles (des babys jusqu'aux nacelles). Ici, des "wind-ups", qui supportent des projos de grande taille et des grands cadres de diff ou de réflection.
Les gélatines
Avant d'avoir vu un dépôt, on ne peut pas imaginer la variété des gélatines disponibles pour modifier la qualité ou la quantité de la lumière qui sort des projecteurs (couleurs correctives ou artistiques, diffusion, réflection, diminution). Rosco et Lee Filters sont les deux géants du secteur. Voici le dépôt des gélatines chez Action Light:
En bref Dans un Pirates des Caraïbes trop long et confus, deux séquences sauvent la mise photographiquement : le délire de Jack Sparrow dans un désert de sel — blancs maîtrisés, look Ektachrome — et le maelstrom final peint dans une symphonie de verts qui évoque les grands tableaux de batailles navales des XVIIIe et XIXe siècles.
Le dernier volet des Pirates des Caraïbes est à mon sens trop long et très confus, mais deux séquences me restent en mémoire: le délire de Jack dans un désert de sel et le maelstrom final qui menace d'engloutir deux navires en pleine bataille navale. Les deux séquences sont intéressantes du point de vue photographique: les blancs, les ombres, les cadrages du délire de Jack sont très maîtrisés et font penser au look de l'Ektachrome. On dirait un court-métrage inventif perdu au milieu d'un long-métrage un peu poussif. Le Maelstrom se déroule quant à lui dans une symphonie de verts très étudiés, et rappelle les grands tableaux des batailles navales des 18 et 19e siècles. Elle vaut à elle seule le déplacement. Certains plans sont ébourriffants, et ont du valoir quelques migraines au chef op: comment rendre lisible les visages et l'action dans cette pénombre verdâtre? L'équipe a tourné les plans généraux avec les deux navires dans un hangar qui avait servi à héberger le décor de l'aéroport de The Terminal de Spielberg. Les mâts des bateaux touchaient le plafond! Le making-of des suppléments du DVD pourrait être intéressant. La bande-annonce et la promo renferment un best-of des meilleurs plans du film.
En bref La pré-production reste le parent pauvre du cinéma : même les grosses productions américaines « oublient » de convoquer le chef op en phase de prévisualisation. L'ASC consacre un supplément digital au sujet, mais le constat est cruel — les petites productions qui auraient le plus à y gagner sont celles qui la bâclent le plus.
L'American Society of Cinematographers publie un nouveau supplément digital axé sur la préparation des tournages, en particulier dans le domaine des logiciels de prévisualisation. La pré-production est essentielle dans le processus de création, or elle est souvent bâclée - surtout sur les petites productions qui pourraient économiser beaucoup d'argent en préparant mieux leurs tournages. Mais on constate que même les grosses prods US "oublient" de convoquer les chefs ops en phase de prévisualisation. Ce supplément comporte une table ronde qui fait le point sur ce thème. C'est moyennement intéressant. On a l'impression que l'ASC a sorti un numéro opportuniste, pour placer quelques pubs liées au thème. Mais ça vaut le feuilletage. Vous pouvez consulter ce numéro en cliquant sur ce lien. Bonne lecture!
En bref Éclairer des machines Nespresso, c'est affronter simultanément des surfaces brillantes, mates, transparentes et sombres — la quadrature du cercle optique. Chaque reflet trahit ou sublime, chaque diffuseur doit négocier avec cinq textures à la fois. Un exercice que seul le tournage publicitaire impose avec cette précision.
Tournage de nouvelles machines Nespresso. Un défi toujours aussi intéressant: éclairer des objets à la fois brillants, clairs, mats, transparents et sombres relève de la quadrature du cercle. Je n'ai pas encore vu les images Viper du Zodiac de Fincher. Je vais tenter d'y aller ce soir.
En bref Fin de tournage d'un long-métrage à Marrakech : la place Jamaa El Fna filmée à 5 heures du matin, vidée de ses Gnaouas et charmeurs de serpents. Derrière la désorganisation endémique de la production, ces instants volés — souks déserts, beignets à l'aube sur une moto — rappellent que le cinéma offre un accès privilégié à des moments que la vie ordinaire ne livre pas.
Fin du marathon. Le tournage s'est terminé dimanche vers minuit, et sans trop de problèmes. Lundi j'ai quand même été tourner quelques plans à 5 heures du matin sur la mythique place Jamaa El Fna, vidée de ses Gnaouas, fêtards et charmeurs de crotales. Les souks complètement vides, un regard croisé dans une rue déserte, deux beignets croqués dans une minuscule ruelle avec Hamid, mon pilote, avant de remonter sur la moto: j'aime ces moments rares que le cinéma permet de vivre très intensément. Globalement je garderai un beau souvenir de cette aventure, même si la désorganisation endémique du premier assistant réa nous a souvent rendu la vie beaucoup trop difficile. De retour à Genève, je pré-light aujourd'hui un spot qu'on commence à tourner demain. En studio, en Suisse et en Viper. Histoire de retrouver mes bases, et mes esprits.
En bref Cinquième jour du tournage d'« Abou Amal » à Marrakech : cascades d'imprévus logistiques (HMI sans ampoules, incompatibilités jib-coupole). Dépit contrebalancé par énergie de l'équipe. Séquences intérieures nocturnes en finalisation, extérieurs diurnes attendus.
Cinquieme jour de tournage du long metrage Abou Amal. Les surprises sont nombreuses, comme par exemple celle de recevoir des HMI livrés de Rabat sans ampoules, ou de constater que le mini jib et la coupole (commandés chez le meme loueur) ne sont pas compatibles. Mais l'équipe est énergétique, et le tournage avance très vite. Nous sommes en train de terminer les séquences de nuit dans les appartements. Vivement les extérieurs.
En bref Clip Stevans produit en Super-16 (décor blanc, peinture orange coulante) et DV+mini-35+Nikon (groupe). Hybridation de sources (tungstène, tubes fluorescents du commerce à 80% IRC) acceptée par les réalisateurs. Choix budgétaires assumés devenant force visuelle.
Voici le clip dont je vous avais parlé il y a quelques semaines. Il a été tourné en Super-16 sur Fuji (l'appart blanc et les plans de douche de la fin) et en DV avec des optiques Nikon au bout d'un mini-35 pour les plans du groupe. La douche a été tournée à 75 im/sec. Eclairage très simple: tungstene pour l'appart et la douche (Blondes, Mandarines) et tubes fluo du commerce pour le groupe. L'indice IRE des tubes était de 80%, mais ça suffisait pour les images qu'on visait - teinte verte désaturée, pénombre contrastée. Notez l'absence de "flares" sur les images du groupe, alors que les tubes fluos sont dans l'image. La qualité optique des Nikon y est pour beaucoup. Les principaux choix (DV, projos simples, tubes fluo du commerce) découlent bien sûr de contraintes budgétaires. Le tout est de les assumer, ce que les réalisateurs ont bien compris. Ils tenaient quand même à une séquence en pellicule, par nostalgie pour les formats analogiques d'autrefois.
La peinture orange coulait à flots. Inutile de vous dire que j'y ai laissé mes pompes, mon T-shirt et mon fut.
En bref Long-métrage « Abou Amal » tourné à Marrakech avec Hicham Alhayat. Projet urbain et diurne réclamant cadrages nerveux style The Insider de Michael Mann. Tournage rapide prévu, exploitant lumière naturelle et cinématographie de mouvement.
Je pars au Maroc tourner un long-métrage pour Hicham Alhayat, le réalisateur de Il neige à Marrakech. "Abou Amal" est une comédie tendre comme Hicham sait en écrire. Ce sera un film urbain et diurne, ce qui permettra un tournage rapide et des cadrages nerveux dans le style de la première séquence de The Insider, le film de Michael Mann. J'espère pouvoir vous tenir au courant depuis Marrakech.
En bref Séquence clef d'ORLOJ : une fille soude les rouages d'une horloge. Ambiance nocturne contrastée en pénombre avec détails noirs, appuyée sur sources naturelles existantes (meurtrières) rehaussées par HMI/Kinoflos. Sous-exposition volontaire pour renforcer cécité future et crédibilité mécanique.
Le film comporte une séquence nocturne au cours de laquelle une jeune fille soude les rouages de l'horloge de son pensionnat pour arrêter le temps. Les éclairs du poste à souder l'aveugleront à vie. Lors des repérages, les lumières existantes m'inspirent ce qui sera l'ambiance lumineuse et les directions principales de la lumière: les meurtrières de la tour projettent des lueurs au ras du sol, mettant en évidence un relief accidenté et intéressant. Deux jours plus tard, les meurtrières seront munies de "scrim" pour éviter de saturer les capteurs, et les projecteurs prendront le relais des meurtrières pour baigner la pièce dans une pénombre fortement contrastée, mais dont les noirs comportent encore des détails. Les sources seront des HMI et des Kinoflos, et la dominante de couleur ajoutée dans la caméra pour ne pas devoir couvrir les projecteurs de gélatine, et de fait perdre de l'intensité. Le diaph (et donc les sources lumineuses) sont choisis en fonction de la forte luminosité que la soudure dégagera pendant le tournage. Si les éclairs du poste à souder sont trop clairs, les capteurs n'enregistreront aucune info dans les blancs. S'ils sont trop foncés on ne comprendra pas comment la fillette va perdre la vue.
1. repérages
2. test de sous-exposition - je vise cette ambiance comme résultat final, mais les meurtrières sont encore trop claires. La sous-ex me semble indiquée pour trois raisons: la fillette semblera tâtonner dans le noir, ce qui préfigurera sa cécité; le spectateur ne saura ce qu'elle fait qu'au moment où elle commencera à souder les rouages; le mécanisme de l'horloge est composé de roues factices - elles sembleront plus crédibles dans la pénombre.
3. éclairage (HMI 1200, 575, 300 et 200, Kinos 4 tubes 60 et 120 cm) et drapeaux pour limiter la lumière sur les murs, au premier plan un scrim atténue un effet trop intense)
4. tournage (écran de contrôle, la couleur exacte est choisie en fonction d'une future désaturation en post-production)
En bref Deux jours avant le tournage d'ORLOJ, ultimes repérages au château de Veveri partiellement restauré. L'ancienne serre retenue comme décor-clef pour deux séquences nocturnes. Affinement des zones photogéniques et validation des approches lumineuses.
Le château de Veveri est à moitié restauré. Deux jours avant le tournage nous effectuons les ultimes repérages dans les parties les plus photogéniques, dont une ancienne serre qui figurera dans deux séquences clef. Ces prochains jours je vous montrerai l'élaboration d'une séquence nocturne dans ce décor.
En bref Tournage en HDV du court-métrage ORLOJ en Rép. Tchèque au château de Veveri. Canon XL H1 via M2 et optiques Nikon. Éclairage adapté aux 4 extérieurs nuit : 12 kW dirigé sur butterfly en nacelle. Collaboration transnationale et ajustements techniques face aux imprévus.
ORLOJ est un court-métrage que je vais tourner en Rép. Tchèque, à 3 heures de Prague dans le vieux château de Veveri. Le support sera digital (la Canon XL H1 en HDV), avec des optiques Nikon via un M2. Les images seront tournées en vue d'un kinescopage en 35mm.
Le travail avec Jeanne Rektorik, la réalisatrice, avance bien. Les références couleurs sont résumées dans cette photo:
Les repérages ont été effectués il y a plusieurs mois. L'équipe va partir fin mars pour un tournage de 7 jours. Je travaillerai avec mon chef électro Greg Pédat et mon premier Assistant Caméra Leandro Monti, mais le reste de l'équipe image proviendra de la Rép. Tchèque. Les différences de langue et d'habitudes de travail compliquent un peu les choses, mais je suis tranquille: les Tchèques vouent un véritable culte aux images. J'avais rédigé une liste lumière complète il y a 3 mois, et j'ai reçu il y a une semaine une liste de l'électro tchèque, qui n'avait quasiment aucun rapport avec la mienne. Il m'a expliqué par la suite que "c'est le matériel qu'il vous faut". J'ai quand même du lui préciser que le chef op devrait avoir droit au dernier mot en la matière. Pour avoir travaillé au Maroc ou dans d'autres pays où l'improvisation est la règle, je suis devenu plus flexible ;-)
Il y aura 4 extérieurs nuit dans des décors assez vastes. Je pense les illuminer avec une source puissante (un 12kW au sol dirigé sur un butterfly suspendu au bout d'une nacelle à 8 mètres de hauteur). C'est que le M2 et l'objectif Nikon vont nous obliger à éclairer plus fort que d'habitude: ils donnent le meilleur d'eux-mêmes qu'autour d'un diaph de 4.
En tournage à Peebles, un petit village sympa d'Ecosse, je vous envoie une vue prise hier soir. J'aime bien le rapport chaud/froid entre la pierre verdâtre et la lumière orange.
En bref Tournage publicitaire Nespresso sur caméra Viper avec ralentis extrêmes (400-800 im/s). Soie éclairée en ratio doux, post-production avec Timewarp pour calculer images intermédiaires et texture lactée fluide.
Tournée en début d'année, la pub pour une nouvelle machine à café Nespresso nécessitait des textures lactées. J'ai utilisé de la soie, éclairée avec un ratio de contraste doux, et des ralentis qui rendent les mouvements onctueux. Selon les plans, les ralentis vont de l'équivalent de 400 à 800 images/seconde. La haute définition des images de la caméra Viper a permi de calculer toutes les images intermédiaires avec le Timewarp de la dernière version d'After Effects (+ le talent de Boris Rabusseau et Christophe Delfosse de FreeStudios). Pour des questions de copyright, je ne peux pas vous montrer la pub. Mais je vous propose un extrait brut d'une des "mers de lait".
Le dispositif de tournage figure dans la galerie photo, dans la marge droite de ce blog.
En bref Compte-rendu du Micro Salon 2007 : Broncolor-Kobold présente un nouvel HMI multifonctions, tandis qu'une source d'énergie émergente (piles à hydrogène) ouvre des perspectives au cinéma. Évolution technologique visible à l'échelle d'une année.
Si, comme moi, vous l'avez loupé cette année, l'AFC a mis quelques infos en ligne, dont plusieurs photos. http://www.afcinema.com/Micro-Salon-AFC-2007-une-journee-a.html Sur leur page, les articles à droite sont intéressants, en particulier celui de Broncolor-Kobold qui a exposé cette année un nouvel HMI - une torche multifonctions. A lire ici. Et puis un papier sur une source d'énergie dont le cinéma fera sans doute bon usage: les piles à hydogène. Enfin, parmi les nouveaux membres de l'AFC, un Suisse: Thomas Hardmeier.
En bref Hors-série digital d'American Cinematographer recense sept films primés (Apocalypto, Children of Men, Pan's Labyrinth). Ressource consultable en ligne montrant les démarches de maîtres de la lumière contemporains.
American Cinematographer propose un hors-série digital consacré aux films à l'affiche dont la photo a fait l'objet de mentions ou de prix. Il est consultable online à l'adresse suivante: http://www.nxtbook.com/nxtbooks/ac/ac0207/index.php
Sommaire: Apocalypto: Dean Semler, ASC, ACS The Black Dahlia: Vilmos Zsigmond, ASC Children of Men: Emmanuel Lubezki, ASC, AMC The Good Shepherd: Robert Richardson, ASC The Illusionist: Dick Pope, BSC Pan’s Labyrinth: Guillermo Navarro, ASC The Prestige: Wally Pfister, ASC
L'interface de consultation est pratique. Je vous laisse découvrir ça. Bonne lecture!
En bref Tournage de clip minimaliste pour Stevans : décor blanc avec coulures orange, éclairage tungstène en Super-16 et digital avec extension mini-35. Choix techniques guidés par plusieurs vitesses de film et recherche de contraste expressif.
Je viens de terminer le tournage d'un clip pour le groupe Stevans. Concept: un décor minimaliste très blanc, beaucoup de peinture orange brillante coule sur le groupe et dans l'appartement d'une fille. Les différentes vitesses de défilement de pellicule m'ont fait opter pour un éclairage Tungstène. Gels CTO sur toutes les vitres. Format: Super-16, pellicule 500 de Fuji. Labo: Schwarz Film AG Dernière photo ci-dessus: Karim et Brian, les co-réalisateurs du clip.
La première photo de ce post, extraite du même clip, concerne cette fois le groupe. Tourné il y a deux semaines en digital, avec une extension mini-35 et des objectifs Nikon. Toujours cette peinture, mais caméra épaule, contrastes forts, pénombre, et profondeur de champ très réduite. Eclairage exclusivement fluorescent, en douche et en back.
En bref Emmanuel Lubezki (Children of Men) et Guillermo Navarro (Labyrinthe de Pan) remportent respectivement le prix ASC et l'Oscar 2007. Deux visions opposées mais fondatrices : réalisme engagé versus photo stylisée et expressionniste.
Children of Men, mon favori, a remporté le prix ASC de la meilleure photo 2006. Emmanuel Lubezki prouve que réalisme ne rime pas forcément avec misérabilisme. Et Guillermo Navarro a remporté l'Oscar 2007 pour Le Labyrinthe de Pan. Ce vétéran affectionne les photos stylées, léchées, expressionnistes. La photo du Labyrinthe est ce qu'il y avait de mieux dans le film, si l'on excepte le thème musical.
En bref Pascal Montjovent revient sur son moyen-métrage réalisé trois ans plus tôt, caractérisé par une ambiance lumineuse contrastée, colorée et expressionniste. Récit intime de création avec moyens réduits mais équipe passionnée.
Voici la bande-annonce d'un moyen-métrage que j'ai réalisé il y a trois ans. Peu de moyens, une équipe passionnée, un scénario fiévreux, de très beaux souvenirs. Je vous propose ces quelques plans pour vous donner une idée générale de l'ambiance lumineuse du film: contrastée, colorée, expressionniste.
En bref Le Micro Salon 2007 réunit cadreurs, éclairagistes et spécialistes pellicule sur trois étages. Rendez-vous annuel incontournable pour les professionnels de l'image, tenu à la FEMIS en mars.
Le Micro Salon, c'est le rendez-vous des professionnels de l'image de cinéma. Il dure un jour et se déploie sur trois étages dans les locaux de la FEMIS: un étage caméras, un étage lumière, et un étage pellicule/projections. Cette année, ce sera le 8 mars. Les inscriptions, gratuites, sont ouvertes sur le site de l'AFC.
En bref Pascal Montjovent anime un cours de lumière réunissant 22 participants avec le soutien de professionnels (électricien, maquilleuse) et institutions. Un partage d'expertise enrichi par l'engagement collectif des participants.
comédienne: Viviane Bonelli chef électro: Greg Pédat cheffe maquilleuse: Francesca Reverdito matériel lumière: Action Light SA accueil du cours: Haute Ecole des Arts Appliqués (M. Stalder) maquettes architecturales: Ecole d'Ingénieurs de Genève (M. Burnier)
Merci à chacun des 22 participants du cours. Votre attention et vos feedbacks sont une sacrée motivation. Je vais vous envoyer les e-mails des participants, on ne sait jamais. A bientôt sans doute!