13 mars 2012

Rousselot se livre

"Je n’aime guère préparer les films, ce sont pour moi de longues semaines où je m’ennuie, et où tout problème me paraît insurmontable. Les story-boards me tombent des mains, tous les décors vus en repérage me semblent impossibles à éclairer. Je trouve les semaines de préparation anxiogènes.
Je rêve d’un film où je ne serais engagé que le premier jour de tournage, et sans avoir même eu à lire le scénario."

Dans la dernière lettre de l'AFC, Philippe Rousselot se livre à des réflexions sur son parcours, son métier, sa philosophie du travail. S'il semble traverser une période neurasthénique - le texte reflète une lassitude, une soif de renouvellement, une quête impossible de relations humaines moins convenues et hypocrites - on en apprend beaucoup sur ce qui traverse l'esprit des gens de la profession. 

Le texte se trouve ici, sur le site de l'AFC.