28 juin 2009

Master Class - Geoff Burton et les tournages en décors réels

En bref Masterclass de Geoff Burton sur les tournages en décors réels : la lumière en extérieur et intérieur jour, avec et sans moyens. Les techniques n'ont guère changé depuis les années 90 — mais l'usage des KinoFlos en intérieurs jour s'est largement répandu, remplaçant le tungstène diffusé.





Cette Master Class se propose de faire le tour des éclairages les plus courants en situation de tournage dans des décors réels, en extérieurs et intérieurs jour.

Mis à part le fait qu'on recourt aujourd'hui davantage aux KinoFlos en intérieurs jours, les bases (direction, stratégies, astuces) restent valables.

Geoff n'est pas avare de conseils: à vous de les appliquer judicieusement.
C'est ici que ça se passe.

Kodachrome: The End

En bref La disparition du Kodachrome : une émulsion mythique au spectre incomparable. Les clichés de Steve McCurry font la part belle à la lumière — ses couleurs saturées mais jamais criardes restent un étalon que le numérique cherche encore à égaler. Après l'ampoule à incandescence, une deuxième extinction.



Après la disparition annoncée de l'ampoule à incandescence, voici celle du Kodachrome.
C'était une émulsion mythique. Kodak a préparé un joli diaporama, mais les clichés de Steve McCurry (de 14 à 32) sortent du lot. Elles font la part belle à la lumière naturelle.

25 juin 2009

Les photons organiques

En bref Les écrans OLED de Konica Minolta ouvrent la voie à une nouvelle source de lumière : douce, fine, flexible, avec un bon rendement et peu de chaleur. Le désavantage : un indice de rendu des couleurs encore perfectible. Les photons organiques annoncent une révolution qui mettra des années à mûrir.


Les écrans OLED remplaceront peut-être un jour votre plasma/LCD.
En attendant, Konica Minolta lance une nouvelle source de lumière basée sur cette technologie.
Avantages: bon rendement, faible chaleur, finesse, puissance, flexibilité, poids...
Désavantage: sans doute la température de couleur, et encore j'en doute vu qu'ils équiperont les TV d'un futur proche. Le prix, par contre, risque d'en dissuader plus d'un. Pour l'instant.

En attendant, le site web fait rêver.

23 juin 2009

Lumières "japan style"

En bref James Turrell, artiste californien, mélange lumière et architecture dans une maison japonaise : les espaces deviennent des volumes de lumière habités. Pour un chef opérateur, Turrell démontre que la lumière ne se contente pas d'éclairer un lieu — elle peut le constituer.

Un certain James Turrell, artiste californien, aime mélanger la lumière à l'architecture.
Exemple particulièrement réussi: cette maison japonaise.
Je vous laisse découvrir le film, et lire l'article pas barbant du tout (mais en anglais) sur l'endroit.

Ca me fait penser à un autre lieu qui sacralise la lumière: les bains de Vals, dessinés par Zumthor. Et vous, avez-vous déjà été dans un tel endroit?

Cette maison m'évoque également le livre "Eloge de l'ombre", dont je vous recommande vivement la lecture. Ecrit en 1933 alors que le Japon découvrait l'életricité, Tanizaki Junichiro y décrivait très simplement les émotions esthétiques que procuraient la semi-obscurité sur les meubles laqués, ou les lueurs diffuses et dégradées derrière les fenêtres en papier de riz.

Merci à Alexandre pour l'info.

20 juin 2009

Master Class - Robby Müller & Peter James

En bref Masterclass « Lighting for Drama » : Robby Müller et Peter James confrontent deux philosophies d'éclairage radicalement différentes sur les mêmes scènes. Peter James modifie le décor pour servir la lumière ; Müller adapte sa lumière au décor existant. Deux visions, deux résultats — aucun n'a tort.


Cette Master Class est intitulée "Lighting for Drama", mais c'est surtout une occasion pour deux chefs op de confronter des approches très différentes de l'éclairage de studio.

Peter James ("Driving Miss Daisy") modifie le décor et influence la mise en scène, affirmant que le cinéma est de toute façon une tricherie permanente. Alors que Robby Müller ("Paris, Texas") essaie de faire au mieux avec les contraintes proposées.

Le cheminement de leurs pensées est passionnant à suivre, et les résultats qu'ils obtiennent démontrent clairement qu'il n'y a pas de bonne et de mauvaise manière d'aborder le travail sur le plateau, tant qu'il y a cohérence entre une certaine vision du monde et la façon de la restituer derrière l'objectif.

Le film est dispo en suivant ce lien.

14 juin 2009

Master Class Series - John Seale

En bref Masterclass Kodak avec John Seale (1993) : le chef op de Witness, Rain Man et Le Patient anglais démontre sa méthode en éclairant des scènes en studio. L'un des premiers volets de la série, où l'on voit un maître travailler — pas expliquer, mais faire — sous les yeux d'étudiants.



Ce premier volet de la série des Master Class est sans doute aussi l'un des plus anciens (1993). Les MC suivantes seront plus abouties, et feront la plupart du temps appel à deux chefs op qui ont des façons très différentes d'éclairer des séquences identiques.

Ici l'Australien John Seale, l'un des chefs op actuels les plus doués (sa filmo est vraiment impressionnante), explique sa philosophie de la lumière et du métier, et entre dans des détails très concrets au travers d'une re-créations du tournage des séquences de chambre de "Dead Poets Society". L'objectif principal étant de recréer des ambiances spécifiques aux saisons ou à certaines heures du jour.

L'accent australien et le son original de la vieille VHS rendent certains propos difficiles à comprendre à la première vision. Réécoutez-les jusqu'à ce que vous les compreniez, parce que John livre des trucs et des conseils que peu de pros comme lui acceptent de partager.
Si l'un d'entre vous peut traduire ses propos et générer un quicktime avec les sous-titres, je me ferai un plaisir de poster la version sous-titrée. Je manque de temps pour faire tout ça seul, votre aide me serait précieuse.

John appartient à la même famille de chefs op que Conrad Hall ou Gordon Willis, à savoir des grands pros qui osent et cherchent des solutions hors des sentiers battus, quitte à prendre des risques.
Il me semblait donc logique de commencer la série par ce segment.
Je posterai les autres au fur et à mesure, pour vous permettre de déguster chaque épisode plutôt que de télécharger les huit et de les survoler. Je vous connais ;-)

Vous pouvez accéder au film en suivant ce lien.

13 juin 2009

Masterclasses Kodak: le bout du tunnel

En bref Les Kodak Cinematography Master Class Series, organisées par l'AFTRS en Australie, sont devenues introuvables sur le marché. Ces séances où de grands chefs opérateurs analysent et éclairent en direct des scènes identiques constituent un outil pédagogique irremplaçable — la transmission du métier par l'exemple.




Je vous avais déjà parlé des indispensables "Kodak Cinematography Master Class Series" organisées par l'Australian Film, Television and Radio School - AFTRS. Je me rends compte qu'elles sont aujourd'hui impossibles à trouver sur le marché - ou vraiment trop chères. J'ai passé beaucoup de temps à chercher des DVD (ou même des VHS), en pure perte.

Je me propose donc de vous les mettre à disposition online. J'ai digitalisé les bandes VHS de tous les cours. Tout en me rendant compte de l'aspect borderline de ma démarche, je privilégie le partage des connaissances.

Ces MC ont été données il y a une quinzaine d'années par des chefs op de renom comme Allen Daviau, Denis Lenoir, Sacha Vierny, Dean Semler. Il est dommage que de tels films ne circulent pas davantage. Je vous garantis que vous allez vous régaler - et apprendre des trucs qui vous serviront le reste de votre vie sur les plateaux.

Avez-vous une solution pratique et rapide à me proposer pour les rendre accessibles à vous tous? Chaque film pèse en moyenne 500Mb. Ce sont des mp4 de 640x480. Il y en a huit.

Celui qui me proposera la meilleure solution "clef en mains" aura le privilège de les voir en exclusivité ;-)

12 juin 2009

Colorimétrie sur iPhone

En bref Mill Colour, application iPhone de la maison de post-production The Mill : initiation à l'étalonnage sur un écran de téléphone. Les exemples sont parfois grossiers, mais l'outil démocratise une discipline jusque-là réservée aux suites professionnelles à 100 000 dollars.


Initiez-vous à l'étalonnage avec Mill Colour, un petit soft que la fameuse unité de post-prod anglaise The Mill a développé pour l'iPhone.

Les exemples pré-programmés sont parfois un poil grossiers, mais ça donne un bon aperçu des bases. Les réglages manuels sont bien plus pointus, et permettent des réglages très fins des nuances.

Derrière le gadget se cache un bon moyen de communiquer un certain look avec l'unité de colo, que ce soit par mail pendant le tournage ou pour garder des notes d'intentions visuelles pour plus tard. L'écran de l'iPhone est suffisamment bon pour donner un bon aperçu du résultat. Attention: il ne s'agit pas de prendre des photos de plateau avec l'iPhone, mais plutôt d'uploader des extraits de rushes sur l'appareil pour les traiter avec les outils de The Mill.

The Mill propose un concours de colo, avec upload sur son site Flickr. Au vu des premiers efforts des candidats, vous avez toutes vos chances de gagner ;-)

A vous de jouer!

Merci à Christophe Persoz (Ogoon Media) pour l'info.

06 juin 2009

Assassin's Creed 2 - quand la lumière numérique fait son cinéma

En bref La bande-annonce d'Assassin's Creed 2 : un exemple de lumière cinématographique adaptée au jeu vidéo 3D. Certains personnages sentent encore la synthèse, mais les ambiances lumineuses rivalisent avec le cinéma. La frontière entre images de jeu et images de film s'estompe — pour le meilleur et le pire.

La bande-annonce d'Assassin's Creed 2 vient de sortir à l'occasion de l'E3 de Los Angeles.
C'est un très bel exemple de lumière cinématographique adaptée à la 3D. Si certains personnages sentent encore la synthèse, il est bien difficile de discerner quelque chose de factice dans les jeux de lumière.
Rien n'a encore réellement filtré sur le making of de ce trailer (si ce n'est que l'agence est établie à Budapest), mais je suis aux aguets.
Vous pouvez le voir en HD sur ce site.

Complètement RED

En bref Acquisition d'un objectif RED Pro 18-85 — un investissement collectif entre chef opérateurs pour s'équiper au rythme d'une technologie qui évolue trop vite pour un seul individu. Le modèle économique du numérique impose de nouveaux modes de propriété partagée.

Pascal Forney

Rien à voir directement avec la lumière, mais je suis tout fier de vous annoncer l'arrivée de l'objectif RED Pro 18-85, un petit monstre qui s'ajoute au matériel qu'Imaginastudio, le chef op Greg Bindschedler et moi-même avons acquis.
J'en parlais rapidement sur ce post.
Des images test vont suivre, mais les premières impressions sont... impressionnantes.
Nous allons adapter le matériel existant pour que le nouveau venu se sente chez lui (follow, supports, etc.).