10 avril 2009

Analyse de la lumière :
hall gare extérieur jour


Les situations de la vie courante sont souvent pour moi une occasion de grapiller des idées d'ambiances lumineuses.

En débarquant hier à la gare de Saint Gall, j'ai immédiatement été frappé par la qualité de la lumière qui tombait sur une femme. On aurait dit qu'elle était spécialement éclairée pour l'occasion, par des HMI, avec une répartition très juste entre le Key et le Fill. Un tel équilibre se trouve en effet rarement dans la nature ou dans les villes, mais plutôt sur les plateaux de cinéma, où l'on éclaire en fonction des capteurs ou du type de pellicule.

Dans la vie courante, nos yeux distinguent sans peine des détails dans des situations de contrastes très violents. Il n'en va pas de même des capteurs, c'est pourquoi l'équipe lumière doit lutter en permanence pour garder la maîtrise des contrastes.

Le ratio de contraste mesure un écart de diaphs (mesurés en lumière incidente) entre deux projecteurs, disons un Key et un Fill. Vous savez qu'entre un diaph et le suivant, la quantité de lumière est multipliée ou divisée par deux. Par exemple si vous fermez un diaph de 5.6 à 8, vous réduisez de moitié la quantité de lumière qui atteint le capteur ou le négatif.

Un ratio de 2:1 signifie donc un écart de luminosité du simple au double. Imaginez un visage dont la moitié droite est éclairée par un Key deux fois plus puissant que le Fill. Étonnamment, la différence ne saute pas aux yeux, mais un capteur y trouve son compte.
Un ratio de 3:1 (3 diaphs de différence entre le Key et le Fill) signifie un écart lumineux du simple au quadruple (2x2), et un écart de 4 diaphs (ratio de 4:1) revient à un écart de luminosité de 1 à 8, ce qui se traduit par des contrastes très élevés.
En théorie, on a l'habitude de dire qu'un ratio de contraste élevé correspond mieux à un drame ou à un thriller, tandis qu'un ratio faible conviendra à une comédie romantique, par exemple.

Dans la "scène de la gare", les piétons étaient baignés dans un ratio de 2:1, sur un fond plus sombre, ce qui créait une belle profondeur. La lumière sur les visages était d'autant plus douce que la verrière diffusait la lumière au point que les ombres au sol avaient pratiquement disparu.

Sur les photos ci-dessus, vous pouvez voir le côté "coulisses", du point de vue des passants, éclairés par les deux sources (le Soleil direct et le Soleil réfléchi contre l'immeuble de droite), toutes deux diffusées par une verrière. Les deux dernières photos montrent ce que j'ai vu en débarquant dans cet endroit. J'aurais bien voulu vous montrer un visage dans cette lumière, mais sur ce point vous devrez vous contenter de me croire: c'était très glamour.

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