09 avril 2007

Orloj - décor tour de l'horloge

Le film comporte une séquence nocturne au cours de laquelle une jeune fille soude les rouages de l'horloge de son pensionnat pour arrêter le temps. Les éclairs du poste à souder l'aveugleront à vie.
Lors des repérages, les lumières existantes m'inspirent ce qui sera l'ambiance lumineuse et les directions principales de la lumière: les meurtrières de la tour projettent des lueurs au ras du sol, mettant en évidence un relief accidenté et intéressant. Deux jours plus tard, les meurtrières seront munies de "scrim" pour éviter de saturer les capteurs, et les projecteurs prendront le relais des meurtrières pour baigner la pièce dans une pénombre fortement contrastée, mais dont les noirs comportent encore des détails. Les sources seront des HMI et des Kinoflos, et la dominante de couleur ajoutée dans la caméra pour ne pas devoir couvrir les projecteurs de gélatine, et de fait perdre de l'intensité.
Le diaph (et donc les sources lumineuses) sont choisis en fonction de la forte luminosité que la soudure dégagera pendant le tournage. Si les éclairs du poste à souder sont trop clairs, les capteurs n'enregistreront aucune info dans les blancs. S'ils sont trop foncés on ne comprendra pas comment la fillette va perdre la vue.

1. repérages


2. test de sous-exposition - je vise cette ambiance comme résultat final, mais les meurtrières sont encore trop claires. La sous-ex me semble indiquée pour trois raisons: la fillette semblera tâtonner dans le noir, ce qui préfigurera sa cécité; le spectateur ne saura ce qu'elle fait qu'au moment où elle commencera à souder les rouages; le mécanisme de l'horloge est composé de roues factices - elles sembleront plus crédibles dans la pénombre.


3. éclairage (HMI 1200, 575, 300 et 200, Kinos 4 tubes 60 et 120 cm) et drapeaux pour limiter la lumière sur les murs, au premier plan un scrim atténue un effet trop intense)


4. tournage (écran de contrôle, la couleur exacte est choisie en fonction d'une future désaturation en post-production)